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le caireBackground...ou ma ville natale...
from paris-lecaire.blogspirit.com on Thu, 31/08/2006 - 14:45
Un peu d’Histoire pour commencer :
« Quatre siècles durant, Montbéliard (Doubs) fut une principauté allemande. Cette longue page d'histoire, ouverte en 1397 par le mariage d'Henriette d'Orbe, héritière du comté, avec le jeune prince d'empire Eberhardt de Würtemberg, puis refermée en 1793 par la Révolution française, a façonné le lieu. Le style des plus vieilles maisons de ville de Montbéliard rompt avec les autres cités de Franche-Comté. Leurs étroites façades lilas, lavande, sang de boeuf ou rose tendre tranchent avec les alternances de grès rose et de calcaire du Jura qui composent les bâtiments Renaissance de la ville. La rigueur germanique et la culture luthérienne, pimentées d'une once d'inspiration italienne, ont donné son âme à l'endroit. » Trajectoires…
from paris-lecaire.blogspirit.com on Wed, 30/08/2006 - 15:42
Ouvrir l’œil sur le chemin que la vie nous montre, voilà qui réclame une clarté d’esprit bien difficile à avoir depuis le Caire si mouvementé.
Un jour toutes les portes sont clauses, le lendemain, deux portes s’ouvrent, menant toutes deux à des vies si différentes. Le choix n’est pas facile, il consiste à choisir entre le pseudo rationnel (argent, pseudo sécurité, pseudo stabilité, évidence apparente) et un sentiment profond (me recentrer sur moi-même, loin de tout ce que je connais, pour mieux repartir, je l’espère). C’est drôle, en ce qui concerne l’un des choix possible, j’ai l’impression que si je le rejette, ce n’est pas moi réellement moi qui vais le regretter…I mean…C’est la voix paternelle que j’entends déjà me dire : « Mais tu es folle ! Tu avais la sécurité financière servie sur un plateau ». Oui, certes, mais c’est comme si elle arrivait trop tard, je l’ai attendue, et à présent j’ai à peine la force de faire face, je ne parviens pas à trouver l’énergie nécessaire qu’il me faudra développer dans quelques jours si j’accepte cette proposition. De l’autre côté, se propose une émigration dans le désert, dans un endroit idyllique, sans grand souci à l’horizon. L’opportunité de faire une expérience inédite (je n’étais pas vraiment à la recherche d’une nouvelle expérience, j’ai eu mon quota cette année passée à vivre le Caire à 100%), c’est plutôt l’occasion, de me retrouver face à moi-même, d’évacuer quelques démons qui me hantent, de m’apaiser psychologiquement, tout en préparant, au calme, mon futur. Promenade nocturne…
from paris-lecaire.blogspirit.com on Tue, 29/08/2006 - 15:40
La nuit dernière…Insomnie. Je croise vers 3 heures du matin, S, dans la cuisine, idem, il ne peut dormir. On vérifie le calendrier, ce n’est pourtant pas la pleine lune. Les ghanéens se réveillent aussi, seule C dort vraiment. On décide donc d’aller faire une promenade à l’extérieur.
En quittant le vieil ascenseur Stigler, nous apercevons l’agent de sécurité affalé sur son siège, la tête renversée vers l’arrière, et la bouche grande ouverte, je n’ai pu m’empêcher d’en faire un cliché avec mon téléphone portable. Nous sortons, tout est calme ou presque dans la rue, nous marchons jusqu’à Talat harb street, il fait environ 30 degrés. Une fois dans Talat Harb, nous observons, avec et sans surprise (bien que l’on y vive, on reste encore étonné par cette ville), que le Caire ne dort pas du tout, nous croisons des couples, des enfants, des marchands de journaux, de légumes, des chauffeurs de taxi, un âne tirant une charrette, beaucoup de voitures roulant trop vite. Des gens sortent du cinéma, d’autres du travail. Fayoum
from paris-lecaire.blogspirit.com on Sat, 26/08/2006 - 23:49
Ce Week-end, virée décidée à l’arrache jeudi soir avec A, destination le Fayoum.
Depuis le temps que je rêvais de voir cet îlot de verdure en pleine Egypte (depuis que j’ai feuilleté un magazine qui en parlait, et publiait de splendides photos, dans le cabinet de mon dentiste à Besançon il y quelques années). Je n’ai pas été déçue. Les petites routes en lacets, bordées de champs (riz, maïs, choux…) et de bosquets, de palmeraies, m’ont rappelés la campagne française, dans le dessin. Habituellement, le paysage à contempler en Egypte, en suivant une route, c’est le désert de part et d’autre, ou alors un côté désert plat ou montagneux et un côté mer. J’avais repéré dans le guide du (routard édition 2005), un hôtel assez cher et réputé : « New panorama », quatre étoile (qui leur a donné des étoiles, je ne sais pas !) Cet hôtel est un lieu de résidence typiquement égyptien, je m’explique… Chopin, alcool, amour, et désespoir.
from paris-lecaire.blogspirit.com on Thu, 24/08/2006 - 14:59
Mon mood depuis une dizaine de jours, c’est Chopin, une marche funèbre, des envies de silences, pas forcément autour de moi, mais, au moins émanent moi, ne plus parler. Il est étonnant de constater à quel point, lorsqu’on exprime aucun son pendant plusieurs heures, on devient calme, serein, c’est si reposant que d’arrêter la perpétuelle conversation que nous menons quotidiennement avec nous-même et autrui, et que dire de la pertinence de ce que l’on dit, il est évident, que 80 % des paroles que l’on prononce sont inutiles et inintéressantes, mais on meuble, on comble.
J’écoute donc beaucoup Chopin en ce moment, à la maison, car dans la rue, I pod aux oreilles, c’est vain, même si je pousse le volume sonore à fond, la rumeur criante de la ville recouvre entièrement un concerto pour piano de Chopin. British Council in Cairo
from paris-lecaire.blogspirit.com on Wed, 23/08/2006 - 00:12
Il faut tout de même que je vous raconte mon stage au British Council, où je suis un cours intensif depuis deux semaines, quatre soirs par semaine.
Le British Council, c’est joli (une grande villa jaune est le bâtiment principal). Moi j’arrive en taxi pourri, tandis que beaucoup arrive en BMW avec chauffeur, nos sacs sont passés au détecteur à l’entrée, puis cela se détend une fois dans le patio. Il y a quelques hauts arbres, un bananier (avec bananes en prime), un bassin avec une petite fontaine, et une cafétéria Beano’s qui ne vend que des sucreries, bien entendu, et une cabine téléphonique rouge. En ce moment, dehors il fait 39 degrés en moyenne, très très humide (on voit à l’œil nu la vapeur dans l’air), mais au British Council, on est en Angleterre au printemps : thermostat de la climatisation à 19 degrés celcius! Alors, j’emporte toujours un pull avec moi, et, à la pause, lorsque je quitte la salle, c’est à chaque fois un choc que de se prendre dans la figure 39 degrés ultra-humides ! Le décor est placé. Ah, j’avais oublié…le prof anglais from Bangla Desh est très mignon, et un peu plus jeune que moi (détail important ? j’sais pas). Welcome to Babylon (II)
from paris-lecaire.blogspirit.com on Sat, 19/08/2006 - 14:55
Je vis à Babylone depuis mon retour de France.
Je m’explique : je partage un appartement avec deux marocains (étudiant-chercheur et journaliste), une italienne (étudiante et journaliste), et un ghanéen (étudiant). S, ne parle pas anglais, il parle français avec moi, et arabe classique avec B et C. Je parle français avec S et B, mais anglais avec C qui ne parle pas français, et parfois nous parlons un peu espagnol aussi. Lorsque des amis égyptiens viennent à la maison, nous parlons anglais et arabe égyptien (moi je me contente de l’écoute pour l’arabe, je ne parle pas). Par exemple, hier soir, je buvais le thé dans le living-room avec S et C. Nous n’avons pas une langue commune pour les trois, puisque je ne parle pas arabe, S ne parle pas anglais, et C pas français. Donc, nous tenons notre conversation en trois langues, traduisant simultanément de l’anglais au français, à l’arabe. Pour la compréhension, c’est plus facile, chacun de nous comprend assez bien chacune des trois langues. Le Sommeil est d’Or…
from paris-lecaire.blogspirit.com on Sat, 19/08/2006 - 14:25
Alors que j’avais prévu de remplir le néant de ma vie actuelle par un planning de démarche active pour du travail, la semaine prochaine, des propositions de jobs épisodiques s’accumulent, que je ne suis pas en position de refuser. Il est bien connu que de chercher du travail en travaillant n’est pas chose aisée.
C’est alors, que la semaine prochaine, il me faudra gérer des dépôts de CV le matin, des cours de français à donner l’après-midi, mon stage au British Council le soir jusqu’à 10 pm. Je dois également remettre le nez dans le Phédon, le Ménon, et le Phèdre, de Platon, afin de préparer un cours sur la Métempsychose pour mon élève burkinabé dont je co-supervise le mémoire de Théorie de la connaissance. Parallèlement, je réfléchis à une proposition de boulot qui consiste m’expatrier dans le désert des mois durant, je n’en dirai pas plus. L’âne de Buridan
from paris-lecaire.blogspirit.com on Thu, 17/08/2006 - 14:50
À la croisée des chemins, on aimerait ne pas être un âne de Buridan (d’après la fable médiévale de Jean Buridan, l’âne qui, face à deux chemins possibles, ne sait lequel prendre est incapable de trouver une quelconque raison de prendre l’un ou l’autre, et cette indécision lui fut fatale, il en mourut de faim et de soif).
Toutefois, incarner ce dernier, reviendrait à être mort spirituellement avant tout, car pas seulement l’espace et le temps sont suspendus dans une telle posture, mais la capacité de choix propre au genre humain, sa dignité en quelque sorte. Pire donc, est la condition humaine, car, même lorsqu’elle ne sait quel chemin prendre, une foule de sentiments contradictoires viennent créer un tumulte en l’esprit. Néanmoins, la perplexité, une sorte de neurasthénie peut nous atteindre, et c’est là que l’on se rapproche de la mort de l’esprit, car l’envie disparaît. I was eager to…
from paris-lecaire.blogspirit.com on Mon, 14/08/2006 - 11:25
To go to Sinaï !!!
Le 4 août, j’arrivais au Caire, l’avion d’Angéla me suivait la nuit même, en provenance d’Amsterdam, j’ai donc passé cette première nuit à l’aéroport. Au bout de 24 h à peine, la vie cairote avait repris ses droits : coups de fils sur coups de fils, restau, invitations, le Zar…je courrais déjà partout, et les senteurs d’humus du chalet franc-comtois cédait la place aux odeurs de gaz d’échappements des millions de voitures circulants. Il me tardait tant de l’emmener dans le Sinaï, c’est chose faite, nous sommes de retour, après cinq jours. Le lagon, les poissons, les coraux, une épave de bateau au fond de l’eau, une virée en bateau de Castle Zaman à Rock Sea, le soleil, le sel, le vent, le thé bédouin, la sea-food et la slow-food, la musique chill out… Remise en question…
from paris-lecaire.blogspirit.com on Tue, 08/08/2006 - 10:30
Pour la première fois, je me demande un peu ce que je fais là, là c’est au Caire. La transition France/Caire, cette fois, n’est pas plus évidente finalement que le Caire/Paris début juillet. J’accuse le coup. Heureusement les amis sont présents, mais je crois qu’ici, aucun ne comprend ce qu’il m’arrive vraiment, excepté Angela qui a double regard sur ma vie, en tant qu’amie connue en France, qui me visite pour la seconde fois en Egypte.
L’expatriation rend compliquée la notion de « chez soi », et la question de savoir où est « chez soi » n’est pas évidente à résoudre. J’ai encore beaucoup à construire et à défaut que la maison soit achevée, j’aimerais au moins sentir les fondations solides, or, en ce moment, elles vacillent. Je me trouve en face de multiples choix à faire maintenant, j’ai vécu une année de transition merveilleuse, mais la liberté du choix ne me semble pas grisante cette fois. Je ne suis plus certaine de la direction à prendre, je suis coincée dans la fameuse dualité raison-passion, pour un tas de choses (dois-je prendre des risques, ou dois jouer la carte de la sécurité…Illusoire cette dernière, car franchement, cela vaut dire quoi ? Pour me mettre à l’abri de quoi au juste et comment). Au vert…
from paris-lecaire.blogspirit.com on Fri, 04/08/2006 - 22:38
Enfin, au bout d’un mois jour pour jour, en France, me voici « au vert ».
Dans un chalet confortable, vous écrivant à la lumière de lampes à pétroles et de chandeliers, le chien ronflant sur le canapé, le feu crépitant dans la cheminée. C’est qu’aujourd’hui, la température chuta brutalement, nous passâmes de 35 à 22 degrés, avec de la pluie. La brume s’est abattue sur la vallée, les vaches, les fermes, et les sapins disparaissèrent sous l’épais brouillard, et l’on eut soudain envie de thé chaud, d’un feu de cheminée. Je suis seule avec le petit chien, plus relaxée que jamais, dans une solitude sereine et attendue. J’ai presque peine à imaginer que dans quatre jours seulement, je serai à nouveau au Caire, dans le bruit, la chaleur intense, et le grouillement, néanmoins cela me manque tant. J’avais juste besoin d’une dose de fraîcheur et de verdure, mais c’est la canicule que j’ai trouvée dés mon arrivée. Enfin, le temps devient en fin de séjour, plus proche de ce que j’aime. July, 27th
from paris-lecaire.blogspirit.com on Thu, 27/07/2006 - 15:10
Je suis de retour dans la civilisation bisontine, j’ai donc un accès au net, car je n’ai pas trouvé de hot spot Wifi à Montbéliard. Mon ami M s’en est aperçu vite, il a reçu mon mail, connecté non loin, à vu l’heure, et m’a rejoint illico là où il supposait que je me connectais. Tout à l’heure, mon amie Angela (voir posting sur les vacances d’Angela au Caire, dans archives d’octobre) me rejoindra aussi, c’est qu’elle s’envole avec moi pour le Caire le 4 août aussi.
Le blog me manquait, je viens de lire mes co-bloggers. J’ai tantôt ris, fus intéressées, et fus émue particulièrement par le posting du 23 juillet. J’ai pu reprendre ma conversation par e mail avec M connecté depuis le Japon, que j’avais laissé en plan la semaine dernière, hélas, cela tourne à la vinaigrette. On fait monter la mayonnaise régulièrement, puis elle tourne, on la jette, et l’on recommence un peu plus tard en général. Mais cette fois ? Je ne sais pas, enfin, je sais ce que je veux, je sais ce qu’il ne veut pas de mes salades, va t-on s’en sortir ? On va se mettre à table au Caire bientôt. July 26th
from paris-lecaire.blogspirit.com on Thu, 27/07/2006 - 14:25
Suite à mes péripéties administratives, un constat s’impose : n’ayant toujours pas de contrat de travail en Egypte, et n’étant plus étudiante salariée en France, ayant une adresse fiscale en France, mais résidant à l’étranger, je ne suis plus réellement existante à 100% quelque part. Aucune case ne convient à mon statut vraiment. Sur le coup, je me suis senti assez mal, un peu « Lost in the world ». Et puis, hier soir, discutant avec mon cousin T, son amie C, et sa collègue C, j’ai relativisé. Nous parlions de légalité, de normes, des excès que cela engendre, et avons conclu qu’au-delà ou en deçà de ce carcan, il y a encore une vie possible avec ses propres solutions et son propre fonctionnement.
Il est vrai, que jamais je ne me suis senti plus existante que cette dernière année, même si mon statut officiel en Egypte est celui de touriste, même si on ne souscrit pas d’assurance habitation, même si je ne cotise pas pour la retraite…L’être est ailleurs. J’ai ma place là-bas, dans un cercle amical, dans mon logis, auprès de mes élèves à qui j’enseigne. Et même seule, dans les rues du Caire, je ne me sens pas particulièrement anonyme, le seul fait d’ « être là » suffit. Tout cela est bien réel. July, 25th
from paris-lecaire.blogspirit.com on Thu, 27/07/2006 - 14:24
Le besoin d’écrire quotidiennement est bel et bien installé depuis maintenant presque une année. Je me souviens encore que je n’appréciais pas de pratiquer cet art. Je le pratiquais laborieusement, préférant la peinture et le dessin. À présent, tout à changer, même si souvent, les images me semblent le meilleur moyen de représenter une idée, qu’elles me viennent en l’esprit, ou que je les trouve sous mes yeux dans un livre illustré ou dans une exposition.
Je ne pense pas avoir encore vécu l’angoisse de la page blanche, au sens ou je n’ai de nécessité d’écrire que pour moi-même avant tout. Mais, moi même, exige et a besoin, par conséquent je vis des moments de frustration lorsque je n’ai rien à dire, et quand, pire, le peu que j’aurais à dire, je ne me sens pas d’humeur à y ajouter une pointe d’humour qui en ferait un texte d’un petit intérêt. July 21th
from paris-lecaire.blogspirit.com on Fri, 21/07/2006 - 13:50
La canicule sévit toujours en France, je commence à désespérer de voir une goutte de pluie d’ici mon retour au Caire, à vrai dire, je n’y pense même plus. Pourtant, qu’il serait bon de sentir l’odeur de l’humus, d’entendre le son d’une averse frappant le sol, de sentir l’air se rafraîchir.
Mon niveau d’énergie n’augmente pas, j’évolue dans la fadeur d’un été bisontin, dans les rues désertes la journée, et à nouveau désertes le soir après minuit. J’ai peine à m’infliger la contrainte d’un rythme de vie conditionné par des horaires rigides de transports et rendez-vous divers, ne laissant place à aucune surprise. J’angoisse devant la rigidité d’une administration qui se voudrait sans faille, et qui pourtant crée des situations si absurdes. Je suis triste d’entendre que le chômage est une obsession pour beaucoup, la retraite, le prêt immobilier à rembourser. Tous ces tracas ne laissant que peu de place à des moments passionnément insouciants. C’est pareil partout me direz vous, mais dans les pays riches, il me semble que l’on devrait pouvoir se réserver un autre genre de vie que celui d’esclave du travail. Pourtant, le fossé entre riche et pauvre se creuse aussi, pas dans des proportions telles que dans les pays de l’hémisphère sud, mais tout de même, on y échappe pas. Il y a de quoi devenir très pessimiste. Voyager, et observer les mêmes maux partout, reviens à émettre un constat d’impuissance. Inferno/Paradiso
from paris-lecaire.blogspirit.com on Tue, 18/07/2006 - 19:00
Après tout, se sentir en enfer ou au paradis n’est qu’affaire de point de vue.
Je ne parle pas des cercles de Dante, ni des cartes postales sur lesquelles sont imprimées des photos de plages de sable blanc fin, hérissées de cocotiers. Je parle de ce que l’on ressent à un endroit précis, à des moments précis, avec des personnes précises. Il y a le phénomène en soi, et le contingent (facteur temps, vécu, climatique). Alors que je me croyais en enfer, en visite familiale protocolaire, en province dormante, le ciel s’est couvert, est devenu gris, un orage menaçait, et l’air se rafraîchissait. Tout à coup je réalisais que ce que j’étais venu chercher en France, pouvait enfin arriver : la pluie et la fraîcheur. À cet instant d’espoir, tout le poids de l’obligation, du passé resurgissant, de tout ce que j’ai fui, s’allégeait, et promettait de céder place à la joie, au bien-être. Hélas, l’orage n’a pas eu lieu, mais j’ai compris, qu’il suffisait que je change une donnée, pas n’importe laquelle (le gris et la pluie me sont familiers et appréciables), et le malaise que je ressens depuis deux semaines, s’apaiserait, laisserait peut-être place à plus de positivité. Inferno/Paradiso
from paris-lecaire.blogspirit.com on Tue, 18/07/2006 - 18:53
Après tout, se sentir en enfer ou au paradis n’est qu’affaire de point de vue.
Je ne parle pas des cercles de Dante, ni des cartes postales sur lesquelles sont imprimées des photos de plages de sable blanc fin, hérissées de cocotiers. Je parle de ce que l’on ressent à un endroit précis, à des moments précis, avec des personnes précises. Il y a le phénomène en soi, et le contingent (facteur temps, vécu, climatique). Alors que je me croyais en enfer, en visite familiale protocolaire, en province dormante, le ciel s’est couvert, est devenu gris, un orage menaçait, et l’air se rafraîchissait. Tout à coup je réalisais que ce que j’étais venu chercher en France, pouvait enfin arriver : la pluie et la fraîcheur. À cet instant d’espoir, tout le poids de l’obligation, du passé resurgissant, de tout ce que j’ai fui, s’allégeait, et promettait de céder place à la joie, au bien-être. Hélas, l’orage n’a pas eu lieu, mais j’ai compris, qu’il suffisait que je change une donnée, pas n’importe laquelle (le gris et la pluie me sont familiers et appréciables), et le malaise que je ressens depuis deux semaines, s’apaiserait, laisserait peut-être place à plus de positivité. Improbabilité.
from paris-lecaire.blogspirit.com on Wed, 12/07/2006 - 13:45
Hier matin, Loïc et moi, nous nous sommes retrouvés au Jardin du Luxembourg pour un petit déjeuner-boulot, pour parler de l’avenir du blog quoi…
Nous avons traversé une allée de sable bleu dans lequel se reflétaient de petits miroirs pendus au-dessus de nos têtes, agencés en mobiles qui faisaient cling-cling. Sur les côtés de l’allée, étaient plantés de magnifiques bambous. Puis, plus classiquement, nous avons choisi deux chaises derrière la balustrade de pierre surplombant la fontaine, à l’ombre d’un arbuste. Tout près, un orchestre jouait de la musique classique, très pompeuse, pas loin de Wagner sans être Wagner. Vous observerez à quel point je suis incapable de donner les références de botanique et d’auteurs de musique classique adéquates, je laisse le soin à Loïc de compléter ces lacunes. Level of Energy
from paris-lecaire.blogspirit.com on Mon, 10/07/2006 - 03:40
Habituellement, Paris n’a qu’un seul intérêt à mes yeux, hormis celui de voir les amis que j’y ai, celui de faire un marathon d’expos et de musées.
Mais cette fois, j’ai traîné les pieds. Toutefois, je suis allé à la Maison Européenne de la Photographie, à la Maison Rouge, au Palais de Tokyo, et au Centre Pompidou. Il y a un an à la même époque, mon marathon parisien des arts avait été marquant (« Africa remix », « Wang Du parade » en hiver). J’étais à la recherche d’énergie, de celle que j’ai perdue aussitôt arrivée en France, c’est que Paris à l’heure actuelle m’en prend plus qu’elle ne m’en donne (surtout dans le metro). La seule et unique chose qui, dans les plus bas moments de mon existence, me redonne de l’énergie vitale, est l’Art. Une oeuvre « claquante », qu’elle me donne à voir de la beauté, envie de vomir, ou simplement me fait me poser une nouvelle question, me fait voir le monde sous un angle différent, et je revis, j’ai à nouveau envie de faire des projets, de m’exprimer. Good morning me !
from paris-lecaire.blogspirit.com on Sat, 08/07/2006 - 00:25
Demain matin, en me réveillant, j’aimerais que tout ait changé, ou presque. Me réveiller en Egypte, me réveiller dans un endroit qui serait Chez Moi, me réveiller dans les bras de quelqu’un qui ne serait pas un inconnu, ni un amant provisoire, mais bien Plus que cela. J’aimerais me dire que je vais allumer mon ordinateur pour écrire des choses intéressantes, qui me rapporteraient en prime de l’Argent pour en vivre. J’aimerais allumer mon téléphone sans craindre que ma messagerie ne comporte un message d’un de mes parents qui pense qu’il est sage de me dire en guise de parole de bienvenue « au bercail » (c’est plus qu’ironique lorsque l'on sait que la nostalgie ne m'a pas encore gagné) que ma vie est un grand n’importe quoi inconstructif ou alors qu’elle est Mon Choix et que par conséquent je n’ai pas à réclamer de compréhension ni d’encouragement.
Effet Paris...
from paris-lecaire.blogspirit.com on Thu, 06/07/2006 - 01:26
À Paris, je suis, depuis cinq jours, déjà, ou, seulement, je ne sais pas, et je n’avais pas envie d’écrire.
Il n’y fait guère moins chaud qu’au Caire finalement. Les matchs de football rythment mon début de séjour, ce sont des moments joyeux de réunions entre amis. Je réside chez Lulu, une amie de l’époque du lycée Pasteur, elle partage un appartement avec d’anciens élèves du même lycée, qui fréquentent d’anciens élèves également, par conséquent, en cinq jours, j’ai rencontré chaque jour d’anciens camarades, une bonne dizaine, que je n’avais pas revue depuis dix ans ! C’est un retour au passé bien étrange, car je n’avais pas eu besoin de partir en Egypte pour ne pas les croiser, la plupart ayant quitté Besançon pour Paris après le Bac, tandis que j’y poursuivais encore mes études, et tout à coup, cela défile, on se remémore les grèves, les profs… Departure, D-1
from paris-lecaire.blogspirit.com on Fri, 30/06/2006 - 10:33
Comme la dernière fois, je n’ai pas encore quitté le Caire, que cette ville me manque déjà.
Pourtant, depuis un mois, j’avais tendance à voir tout en noir ici, un grand ras le bol, un besoin d’air, et désir cruel de calme, de fraîcheur, verdure et pluie. La nostalgie me gagne déjà, je me suis levée ce matin avec l’envie de sortir tout de suite, d’entendre parler arabe autour de moi, seule la chaleur me tape encore réellement sur le système. Je viens de m’installer chez Tabasco à Zamalek, rien de très égyptien en soi comme endroit, c’est plutôt un coffee shop tel qu’on en trouverait dans une grande ville d’Europe ou des Etats-Unis, mais il fait partie de mon quotidien ici. J’avais prévu de regarder le match, France/Brésil, samedi, avec les amis ici, dans un joli restaurant au bord du Nil certainement, or, je pars dés demain matin finalement. Le Mont Moïse
from paris-lecaire.blogspirit.com on Tue, 27/06/2006 - 13:45
Perché à environ 2300 mètres d’altitude, le mont Moïse est au centre de la chaîne de montagne du désert du Sinaï. C’est là que Moïse aurait entendu Dieu, quitté ses sandales, vu le buisson-ardent, blablabla…
J’ai rejoint L (cousine de S), samedi, à Sainte Catherine. J’ai cuit dans le four qu’était le bus, durant 9h, la climatisation était en panne, et les fenêtres ne s’ouvraient pas, et beaucoup de temps perdu à chaque check point. Une fois arrivé au village, je fus transporté par le bonheur d’être au beau milieu des montagnes, du désert. Le silence si particulier du désert, la beauté du paysage, la lumière dorée du soleil, les cyprès, les palmiers, les oliviers, quel paradis ! Nous avons passé la soirée à s’asperger de bombe anti-moustiques sous la tente bédouine, on a dormi 2h, et puis, vers 2.30 du matin, nous avons commencé l’ascension du mont dans le dessein d’arriver au sommet pour l’aube. Cairo by night…
from paris-lecaire.blogspirit.com on Fri, 23/06/2006 - 17:34
Il fait si chaud ces jours derniers, je n’en dors plus, alors que faire à part sortir toute la nuit ?
Mercredi soir, c’était bien sûr le soir du Zar, très belle ambiance, puis avec S,S, L, et A, nous sommes allé prendre un verre au Club Grec, panne d’Ouzo hélas. Nous poursuivons à trois (S, L et moi), au Cairo Jazz club, c’est plus que torride, tout le monde sue, boit, et l’on a assez vite dansé sur les tables jusqu’à 4am, avec un enthousiasme partagé par les serveurs également qui posaient momentanément leurs plateaux pour taper des mains en nous regardant les clients se trémousser. La nuit dernière a été placé un degré au-dessus sur l’échelle du phénomène « Cairo by night ». C’était l’anniversaire de Pat l’expat, qui nous a réservé un très bon accueil comme il sait le faire. ( Mohammed : je ne t’oublierais pas pour le prochain tour au Cairo Jazz, c’est promis !). Puis, avec S et A, nous décidons de faire un saut vers 2 am à l’After Eight, c’est un club kitch et vieillot où l’on danse sur de la musique orientale. C’est à ce moment que la soirée a pris un tour un peu fou. A, repère une de ses connaissances que je nommerai ici Monsieur X. Les serveurs du club nous demande de payer selon leur humeur des minimums charges variant entre 60 et 85 livres, alors que d’habitude c’est 0 voir 40 livres au maximum. A déclare venir rejoindre Monsieur X, et comme Monsieur X ne paye rien au Caire, ni places de parking, ni entrées dans les clubs, ni ses consommations, (notoriété et fric oblige), et bien, on n’a rien payé de la soirée. Monsieur X décida de nous emmener au Hard Rock café situé dans le Grand Hyatt hôtel, le minimum charge y est de 150 livres, quand on pense que gagner un salaire de 1000 livres en Egypte c’est déjà être hors de la misère ! L’endroit est assez froid, nous n’y restons que peu de temps. De retour dans le PT Cruiser de Monsieur X qui n’a pas lâché son verre de whisky coca, ce dernier a une idée sensationnelle : aller au plus célèbre cabaret d’Egypte, où se retrouve la jet set cairote pour arroser de billets de banques des danseuses du ventre, des stars de la chanson, et des Princes saoudiens qui viennent vivre leur vie d’artistes en Egypte. Comme tout le monde au Caire déroule le tapis rouge pour Monsieur X, le patron nous accueille lui-même et nous libère immédiatement une table en bord de piste. Et là, je tombe dans un traquenard qui ne m’a pas déplu. Monsieur X me tend une grosse liasse de billets de cinq livres, et me dit que le Prince saoudien (très sexy dans sa galabeya blanche et son keffieh rouge, et que dire de son regard noir de charme !) qui vient d’entrer en scène avec sa dizaine de musiciens, pour chanter, viendra la chercher, et qu’il faudra que j’aille danser ensuite. Je me voyais mal participer à cette coutume, qu’avec des yeux d’occidentale, je trouve très vulgaire. Lorsque l’on sait que 70 % des égyptiens n’ont rien à manger, jeter de l’argent en l’air ainsi est quelque chose de terrible. Mais, bon, c’est le show et la tradition. Et puis, danser devant tous ces égyptiens qui jettent du fric sur des prostituées, qui remuent merveilleusement bien leurs ventres et derrières, il y a avait de quoi frémir. Mais, je ne pouvais pas me débiner. Alors je l’ai fait, j’ai tendu la liasse, un peu pincée, au Prince, et puis, j’ai accepté son invitation à danser, poussé par Monsieur X. Si on m’avait dit un jour que je finirais sur la piste d’un cabaret, à improviser une danse du ventre, la tête arrosée de billet par un prince saoudien, je ne l’aurai pas cru ! Qu’est ce que c’était drôle ! Welcome to Babylon…
from paris-lecaire.blogspirit.com on Wed, 21/06/2006 - 02:45
Ce que j’aime des grandes villes, c’est l’opportunité que l’on a, lorsqu’on se sent seul, de contempler le monde.
Depuis mon nouveau chez moi, Downtown, depuis le balcon de ma chambre, exactement, je peux voir, beaucoup de voitures bien sûr, mais aussi un tas de gens avec des vies très différentes. Étant à côté de l’Université américaine, je vois des étudiants se faire déposer par leurs chauffeurs, je vois les policiers qui gardent l’entrée de l’Université. Je vois aussi des hommes buvant le thé sur le trottoir du café baladi d’en face, et au coin de la rue, il y a des marchands de légumes. Moi et mes colocataires formons un bon exemple de la Babylone que représente une grande ville. Dans l’appartement, tout le monde est arabophone, sauf moi, donc, avec moi ils parlent français ou anglais. Je viens d’emménager, en attendant de trouver un autre appartement à moi seule (c’est tout de même « my basic way of life »), à mon retour de France, en août, avec un Marocain, un Belge, et une Italienne. Ce beau monde est étudiant, enseignant,et/ou pigiste. Peindre comme Jackson Pollock...
from paris-lecaire.blogspirit.com on Mon, 19/06/2006 - 19:36
J'ai eu vent de ce générateur d'oeuvre d'art par Bernard O (blog ami).
Ca tombait bien, je ne savais pas quoi faire, j'attends encore d'autres cartons pour mon déménagement, il n'y en a jamais assez ! Bref, je me suis amusé comme un folle à me prendre pour Pollock, écoutant DJ Dorfmeister and Herbaliser, au bout de 30 minutes de peinture à la souris , je me suis dit qu'il me fallait m'arrêter là (hélas j'ai mal enregistré mon oeuvre, je ne puis donc l'exposer ici). Comme quoi, J. Pollock, c'est pas du vent. Sur le vert, on a envie de mettre de l'orange, et puis une ligne bleu qui coupe le point rose, c'est sans fin, SANS FIN... Voici le lien : www.ektopia.co.uk/ektopia/archives/2006/06/13/jackson-pollock-generator Et...le vrai... Move out D - 1
from paris-lecaire.blogspirit.com on Mon, 19/06/2006 - 16:04
Hier soir, rdv au Rio de Cairo pour visionner sur écran géants au bord du Nil les matchs Brésil/Australie et France/Corée. Pas grand-chose à dire là-dessus, je n’ai pas longtemps vibré en regardant les bleus jouer, néanmoins, c’est con, mais, le fait de vivre à l’étranger me rend plus attaché à regarder un match lors duquel joue la France, qu’auparavant.
Ce matin, réveil Downtown, il fait très chaud aujourd’hui, je prends un taxi pour Maadi, je rencontre un des concierges en arrivant, je lui avais demandé des cartons pour préparer mon déménagement de demain, il n’y en a que deux et petits, « incha’allah », me dit-il, plus tard je t’en amènerai d’autres. Je rentre dans mon logis, mon ami le gecko que j’aperçois longer les murs de mon appartement depuis trois jours, n’a rien trouvé de mieux que de visiter la baignoire, et comme cela glisse, il ne peut en ressortir, pourtant, ces petites bestioles mignonnes sont équipées de sortes de ventouses aux pattes ! Je le regarde se débattre pour fuir son piège, je décide d’appeler le concierge, car je n’ai pas envie de courir après la bestiole glissante, et j’ai surtout envie de me redoucher après 20 minutes à avoir transpiré dans le taxi. Je suis en vacances...
from paris-lecaire.blogspirit.com on Sun, 18/06/2006 - 03:35
Je n'ai nul besoin de prétexte habituellement pour faire ce que j'ai envie de faire, mais comme je suis en vacances, et ce pour deux mois et demi, pas moins, j'ai commencé par un week-end programme de vacances : Cairo Jazz club, puis panorama depuis Moqatam (quartier situé sur une coline surplombant le Caire), jeudi soir ; Nile country club (piscine et toboggan à eau, au bord du Nil) et une heure de cheval sur le site des pyramides, puis diner à Zamalek chez E et M (voir posting "cadeaux de mariage") avec D, et c'est tout pour vendredi. Samedi, séance de glandouillage devant internet, à la maison, puis Rio de Cairo avec C. Rio de Cairo, c'est le nouvel endroit à la mode au Caire, au bord du Nil avant Maadi en venant du centre de la ville, cela remplace chez Andrea, spécialiste en poulet, qui ne faisait plus recette depuis l'émergence de la grippe aviaire.
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